Lors d’une interview accordée aux journalistes de l’AFP, le consultant Francis Merlin n’a pas caché ses inquiétudes. Selon lui la Coupe du monde qui a regagné plus d’intérêt depuis la qualification des Bleus va générer 60% à 70% du chiffre d'affaires des paris sportifs en ligne en France pour l’année 2010, soit entre 200 et 300 millions d'euros. Si le marché des jeux d'argent en ligne n’est pas ouvert avant la date fatidique du 1er juin, les Français iront quand même se ruer massivement sur des sites de pari en ligne qui ne paient pas d’impôt en France, car ces sites exercent depuis des plateformes offshores. Si le Sénat prévoit une imposition de 7,5 % pour les sites de pari en ligne, le manque à gagner pour l’État français sera très important. A l’heure actuelle, seuls le PMU et la FDJ sont habilités à proposer des paris sportifs en ligne en France. Et la FDJ n’a qu’une infime partie du marché du pari sportif en France, elle n’a réalisé que 26,5 millions d’euros de chiffre d'affaires en 2008 sur un marché estimé à plusieurs centaines de millions d’euros.
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